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depuis le 01/01/2004.

 

Livre d'or

 

 

A la onzième heure du onzième jour du onzième mois de l'année 1918, la Grande Guerre commencée le 2 août 1914 s'achève ; les clairons ont sonné le cessez-le feu.

 

L'Armistice a été signé quelques heures auparavant vers 5 h 30 en forêt de Compiègne dans un wagon sur une ligne reliée à la gare de Rethondes.

 

Le maréchal Foch, en personne, a porté le texte de l'armistice à Raymond Poincaré, le Lorrain de l'Elysée.

 

Aussitôt, le président de la République a fait parvenir à son chef du gouvernement, le Tigre Clémenceau, ce message : " En ces heures de joie et de fierté nationale, ma pensée se reporte successivement vers les héros qui, dans l'enthousiasme des départs, sont tombés sur les champs de bataille de Namur et de Charleroi, vers ceux qui, sur les rives de la Marne, ont victorieusement arrêté et refoulé l'invasion, vers les soldats de l'Yser, de la Somme, de l'Aisne, de la Champagne, des Vosges. J'envoie aux morts un souvenir respectueux et attendri. Je vous prie de bien vouloir communiquer aux vivants les félicitations, qu'au nom de la France, je leur adresse du fond du cœur ".

 

La guerre est gagnée, mais à quel prix ! Soixante-cinq millions d'hommes ont été mobilisés. Plus de neuf millions de morts dont un million trois cent mille pour la France. Des centaines de milliers d'invalides et de "gueules cassées". Combien de villes et villages détruits ?

 

" On meurt toujours deux fois : la première fois à la fin de sa vie et la seconde lorsqu'on n'est plus dans la mémoire des gens." J'ai oublié qui est l'auteur de cette citation et sa formulation exacte.

 

Je n'ai connu aucun combattant de la Grande Guerre. Quelques noms plus ou moins illustres que l'Histoire a retenu effleurent ma mémoire rappelant et ravivant les souffrances endurées par tous les combattants, une masse d'anonymes qui se sont sacrifiés par idéal ou qui ont été sacrifiés aux ambitions de quelques-uns ou à la raison d'Etat.

 

Ces pions d'un échiquier sanglant ont été la chair à canons d'une guerre qui aurait du être la der des ders. Ils méritent bien un effort de mémoire et un petit travail.

 

Voici donc quelques pages d'une chronologie non exhaustive et sans prétention de ces quatre années de guerre. Vous inciteront-elles à davantage de curiosité ?


 

"Quand la mémoire faiblit, quand elle commence, comme une fragile falaise rongée par la mer et le temps, à s'effondrer par pans entiers dans les profondeurs de l'oubli, c'est le moment de rassembler ce qu'il reste, ensuite, il sera trop tard". Vercors